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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- intérêt : a) ce qui importe, ce qui est à son avantage, ce qui fixe l'attention. 2) Ce qui est utile à un individu (intérêt personnel) ou à plusieurs (intérêt général).
- état : 1) Avec une minuscule, manière d'être, disposition (un état d'esprit). 2) Avec une majuscule, un ensemble d'individus soumis à une même autorité politique, ou plus précisément cette autorité politique elle-même. L'État c'est le gouvernement et l'ensemble des structures par lesquelles il manifeste son autorité. 3) État de droit: tout État qui s'applique à respecter la personne et à garantir les libertés individuelles. 4) Raison d'État: motif d'intérêt public invoqué par l'État pour justifier une action contraire à la loi ou à la morale.
Extrait du corrigé : Il ment froidement, et voici le mensonge qui rampe de sa bouche : « Moi, l'Etat, je suis le Peuple. » (Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, I, « De la nouvelle idole »). Si la défense des intérêts de l'Etat ne coïncide donc pas avec la protection de tous, peut-on encore l'invoquer pour justifier un acte qui déroge à la morale ? Première partie A/ Si la philosophie se caractérise par la recherche de la vérité, dès Platon, elle justifie le recours exceptionnel au mensonge, à la fois envers les « ennemis » de la cité et vis-à-vis des « citoyens » eux-mêmes. Celui-ci, toutefois, est réservé « aux chefs de la cité » et doit servir à défendre « l'intérêt de la cité » (La République, III, 388d). B/ Pourtant, s'estimer au-delà de toute morale au nom d'une Realpolitik conduit à annihiler toute possibilité d'établir un droit international et ramène tous les Etats à l'état de guerre continuelle (cf. article « Raison d'Etat » dans l'Encyclopédie de Diderot & d'Alembert). Or, comme il n'est pas dans l'intérêt de l'Etat de s'exposer en permanence à la guerre, il en découle que même en termes de politique internationale, la morale s'impose, au moins de manière relative. C/ Les Encyclopédistes justifient pourtant, en cas de crise, l'usage de la raison d'Etat sur le plan intérieur : si le contrat social établit la supériorité du tout sur la partie, alors on peut, dans certains cas, sacrifier celle-ci à celui-là, et le souverain « gémira de la nécessité qui l'oblige de sacrifier quelques-uns des membres pour le salut réel de toute la société. » (op.
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Le corrigé du sujet " Les intérêts de l'Etat justifient-ils le recours a des pratiques immorales ?" a obtenu la note de : aucune note
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La raison d’Etat, ou l’appel aux intérêts supérieurs de l’Etat, est invoquée par les politiques lorsqu’ils veulent justifier le recours à des pratiques immorales. On fait alors valoir que si la morale garde sa valeur du point de vue des relations interpersonnelles, la défense des intérêts de l’Etat concerne la collectivité toute entière et peut exiger, à ce titre, de sacrifier temporairement celle-ci afin d’assurer la continuité de l’Etat et la survie « de tous ».
Pourtant, la raison d’Etat peut précisément aboutir à l’injustice exercée à l’égard d’un individu ou d’un groupe particulier. Alors ce dévoile le mensonge qui sous-tend la raison d’Etat : « L’Etat, c’est le plus froid de tous les monstres froids. Il ment froidement, et voici le mensonge qui rampe de sa bouche : « Moi, l’Etat, je suis le Peuple. » (Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, I, « De la nouvelle idole »). Si la défense des intérêts de l’Etat ne coïncide donc pas avec la protection de tous, peut-on encore l’invoquer pour justifier un acte qui déroge à la morale ?
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