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Sujet : Ma morale est-elle affaire de sentiment ou de raison ?

Définitions des termes :
  • morale : Ensemble des règles de conduite -concernant les actions permises ou défendues- tenues pour universellement et inconditionnellement valables.
  • sentiment : État affectif stable et durable lié à des représentations ou des émotions
  • raison : Du latin ratio, « calcul », « faculté de calculer, de raisonner » (en grec logos). * Au sens subjectif : mode de penser propre à l'homme (lui-même défini comme « animal raisonnable »). * Par opposition à l'intuition : faculté de raisonner, c'est-à-dire de combiner des concepts et des jugements, de déduire des conséquences. * Par opposition à la passion ou à la folie : pouvoir de bien juger, de distinguer le vrai du faux, le bien du mal. * Par opposition à la foi : la « lumière naturelle », naturellement présente en tout homme. * Par opposition à l'expérience : faculté de fournir des principes a priori (c'est-à-dire indépendants de l'expérience)* Au sens objectif : principe d'explication, cause (exemple : les raisons d'un phénomène). * Argument destiné à légitimer un jugement ou une décision (exemple : donner ses raisons).

Extrait du corrigé : - Il paraît difficile cependant d'accepter cette thèse. Si le sentiment et, à plus forte raison, la sensibilité sont insuffisants pour guider notre conduite (sujets 66-67), à plus forte raison sont-ils incapables de fournir le principe même de l'évaluation. L'évaluation est un jugement et, bien qu'il puisse être, en fait, largement influencé par l'affectivité, le jugement est, en droit, un acte proprement intellectuel et, en tout état de cause, l'affectivité ne saurait le fonder en raison. B. - Elle le peut encore moins quand il s'agit d'un jugement de valeur. L'ordre des valeurs est essentiellement normatif. Or, comme l'a fait observer E. BRÉHIER (dans la Revue de Métaphysique et de Morale, juill. 1939, p. 409), « la norme ne dérive pas du sentiment lui-même, mais d'un principe étranger au sentiment et qui, seul, peut le qualifier.

	Ma morale est-elle affaire de sentiment ou de raison 	?

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Définitions

  • morale : Ensemble des règles de conduite -concernant les actions permises ou défendues- tenues pour universellement et inconditionnellement valables.
  • sentiment : État affectif stable et durable lié à des représentations ou des émotions
  • raison : Du latin ratio, « calcul », « faculté de calculer, de raisonner » (en grec logos). * Au sens subjectif : mode de penser propre à l'homme (lui-même défini comme « animal raisonnable »). * Par opposition à l'intuition : faculté de raisonner, c'est-à-dire de combiner des concepts et des jugements, de déduire des conséquences. * Par opposition à la passion ou à la folie : pouvoir de bien juger, de distinguer le vrai du faux, le bien du mal. * Par opposition à la foi : la « lumière naturelle », naturellement présente en tout homme. * Par opposition à l'expérience : faculté de fournir des principes a priori (c'est-à-dire indépendants de l'expérience)* Au sens objectif : principe d'explication, cause (exemple : les raisons d'un phénomène). * Argument destiné à légitimer un jugement ou une décision (exemple : donner ses raisons).

Problématique

La morale repose sur la sympathie, qui a un rôle directement pratique. C'est ce sentiment et lui seul qui peut régler nos actions. C'est lui qui pousse chaque être à dépasser la sphère de ses intérêts égoïstes. Mais, c'est pure hypothèse de penser que l'homme éprouve naturellement un sentiment moral, une sympathie pour ses semblables. Il n'y a de moralité que là où il y a volonté d'obéir à une loi rationnelle.

Citations

  • SMITH: "Si égoïste que soit supposé être un homme quelconque, il y a évidemment quelques principes dans sa nature qui lui font prendre intérêt à la bonne fortune des autres."
  • KANT: "Le concept de la moralité et du devoir devrait bien nécessairement précéder toute considération de contentement et n'en peut nullement être dérivé."


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